Kaamelott d’Alexandre Astier : Une franchise à succès.

Kaamelott

« Des répliques cultes émises par des personnages charismatiques tiré d‘ un univers attrayant et illimité issu d’une réalisation simple et efficace. »

Nombreuses sont les Shortcoms ayant connu un triomphe considérable au petit écran (Un gars, une fille – Samantha Oups – Caméra Café – Bref – Soda, …). Cependant aucune d’entre elles ont connu un résultat tel que Kaamelott.

Selon moi (Alors ?! çà vaut ce que çà vaut !), le triomphe de la série tourne autour de trois aspects :

  • L’humour propre à Kaamelott.

Alexandre Astier exploite durant les six saisons un paradoxe comique inédit grâce à un langage contemporain  intégré à  une époque moyenâgeuse. C’est par cette conduite dichotomique que la série tire son principal essor (ouai c’est pas faux ?!).  Il ajoute néanmoins, des comiques de situations hilarants, des dérisions permanentes des personnages historiques, des dialogues dynamiques, …  tout cela ponctué par un jeu d’acteur d’exception.

Il fait donc preuve d’une intelligence remarquable dans l’écriture de son scénario, il alterne une myriade de procédés comiques permettant d’éviter une redondance lassante perceptible chez ses congénères.

Certaines phrases cultes font maintenant office de monnaie courante dans ma vie de tous les jours :

« On en a gros ! »
« Vous nous utilisez bon gré malgré pour arriver sur la fin »
« Ouai c’est pas faux »
« C’est vrai ce qu’on dit, vous êtes le fils d’un démon et d’une pucelle ? Vous avez plus pris de la pucelle. »

« Je ne pense pas que deux trous-du-cul soient plus efficaces qu’un seul ! »

  • La progression de l’histoire.

Dès le début de la première saison, on remarque que l’ensemble des sketchs suit une certaine logique par rapport à une trame établie. L’intrigue générale de la série s’installe de manière significative au fil des saisons jusqu’à être entièrement présente dans le coffret 5 et 6.

Certes beaucoup de « fans » se disent déçus de la tournure de ces épisodes principalement dû au format long.  Je pense au contraire qu’AA ne sait pas tromper en regroupant ses épisodes pour en faire des moyens-métrages de 45-50 min. Cela nous permet de mieux nous immerger dans la progression plus sombre de l’histoire, de s’identifier aux personnages grâce à leur évolution comportementale, physiques et psychologiques (Psychologique c’est pas tout ce qui est à la campagne ?), de ressentir l’ambiance générale qui règne à Kaamelott quand tout fout le camp.

  • Une réalisation simple et efficace

Comme pour toutes les shortcoms, le réalisateur dispose d’un budget relativement faible.  Malgré cela, Kaamelott réussi à nous transporter dans un univers chevaleresque où les coûts de productions sont habituellement onéreux (décors, costumes, matériel, …).  Les moyens mis en place sont rudimentaires mais diablement efficaces. On s’attache finalement aux lieux répétés tel que la table ronde, la chambre d’Arthur et Guenièvre, la taverne, la cuisine, la salle de bains, …

Les détracteurs de la série critiquent le manque d’action qui était, certes à petite dose, mais néanmoins présente à l’époque. Je leur réponds simplement qu’elle est présente par l’intermédiaire des dialogues. AA réussit à nous retransmettre l’action que l’on ne peut voir grâce aux bruitages, notamment dans les épisodes des codes de guerre ou encore des cavernes à monstres mystiques (ogres, gobelins, skavens, dragons, …).

Le jeu d’acteur est aussi un des atouts majeurs de la réalisation d’Alexandre Astier. Il possède une patte particulière pour exprimer ses émotions et ses sentiments à travers ses comédiens. Il relève d’un jeu  à la fois moderne par ses répliques mais résolument classique par sa manière de jouer, excessivement basé sur des mimiques faciales. C’est grâce à cette méthode que l’on devient fan de personnage comme Perceval, Arthur ou le roi Loth pour ne citer qu’eux.

Le dernier paramètre, mais néanmoins important, d’une bonne réalisation demeure la musique.

Toute série digne de ce nom doit avoir un thème, afin d’accrocher le téléspectateur à son univers, à son atmosphère. Alexandre Astier va encore plus loin en attribuant des thèmes en fonction des lieux et des personnages (taverne, villa Aconia, milice urbaine, Méléagant, Arthur en détresse, camp d’entraînement du clan des semi-croustillants) nous poussant presque à croire en un monde proche du jeu vidéo.

Je terminerais ce paragraphe technique en félicitant particulièrement Alexandre Astier pour le magnifique plan séquence qu’il a réalisé au début de la saison 6 à Rome.

Les futurs projets et les produits dérivés de Kaamelott

Tout client de la série a déjà entendu parler de la suite des aventures des chevaliers de la table ronde avec Kaamelott Résistance (dont nous ne connaissons pas encore le support technique sur lequel il apparaîtra) où ils tenteront d’échapper au joug despotique de Lancelot (ouai c’est pas faux ?!).

A compté de ce jour, Kaamelott est la seule série à durée raccourcie à trouver suite à ses projets en voulant continuer l’aventure par la production de 3 films au cinéma.

De plus, Kaamelott  a également été adapté en bandes dessinées. Très bien écrites, d’autres BD sont en cours de publications. Les histoires racontées dans celles-ci sont inédites et suivent les aventures relatées dans la série (exemple : le serpent du lac de l’ombre).

Donc selon moi, cette série n’est pas, ou n’est plus une simple shortcom. Kaamelott est devenu une franchise étrennant un univers séculaire par une pratique innovante et drolatique (non je le connais pas ce mot là).

« Tout çà c’est très bien mais on aimerai quand même revenir sur cette histoire de joug ? »

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2 commentaires

  1. Kaamelott est une très bonne série dont je suis fan mais je suis très déçu d’attendre depuis aussi longtemps la suite tant attendue:(.

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