Beck: un manga rock !

BeckC’est tout de même gonflé d’avoir créé un manga autour de la musique rock sachant que notre seule envie dès lors est de pouvoir écouter cette musique proprement dite. Pourtant, Harold Sakuishi a relevé le défi et nous a proposé une série nommée Beck qui raconte l’histoire d’un jeune adolescent qui joue de la guitare et intègre un groupe de rock amateur. Ce manga a bien entendu été adapté à l’écran et nous offre par conséquent un véritable petit bijou de dessin animé diffusant enfin un peu de hard rock et de métal devant notre écran ! Cet article est dédié exclusivement à l’anime qui fait désormais parti de mes coups de cœur.

L’histoire se passe au Japon et tourne principalement autour de la vie de Youkio Tanaka, ce jeune lycéen de 14 ans perturbé et rêveur, souhaitant vivre autre chose que cette routine ennuyeuse que lui impose son école. Un jour qu’il rentrait des cours, il aperçu soudain une bande de petit voyous en train de maltraiter un chien à l’allure bizarre. Et alors que les garnements disparurent sous les réprimandes du jeune écolier, le chien pour le remercier n’a eu d’autres idées que de lui mordre sa main. Youkio fit ensuite connaissance du propriétaire du chien, Ryusuke, un jeune guitariste de rock parlant anglais à peine 2 ans plus âgé que lui. Il ne se douta pas  alors que sa vie venait de virer de bord.

La réussite du scénario de Beck est due principalement à deux aspects: La personnalité de chaque personnage et le contenu musical. Analysons attentivement ces deux points.

Si l’on examine de plus près ce que raconte Beck, il n’y a vraiment pas de quoi sauter au plafond. En effet, si l’on excepte le coté rock et les séquences musicales, on se rend vite compte que le reste du contenu n’est pas très attrayant. L’intégration sociale, les amours de jeunesses, les difficultés scolaires, les choix de vie d’un jeune homme, tout cela ne surprend plus personne, c’est du déjà vu. Cependant, le manga se concentre davantage sur la personnalité de ses protagonistes et c’est là son point fort. Le coté psychologique est très bien travaillé, on voit les personnages grandir, murir, évoluer au fil des 26 épisodes. Les mentalités ne sont pas fixées, il n’y a pas de manichéisme absolu. On découvre la vrai nature des gens au cours de l’histoire. L’exemple le plus probant est celui de Chiba, le chanteur du groupe. Sous ses apparences de brute un peu bête se cache une personne sensible toujours prêt à défendre ses camarades et à l’intelligence supérieure (il est premier de sa classe). Autre exemple également, la relation ambiguë entre Maho et Youkio qui constitue une partie importante de l’intrigue du manga.

On pourrait avoir des doutes aux premiers abords quand le manga exprime sur papier des sons et des musiques que seule notre imagination peut percevoir. Le risque était grand, la série pouvait complètement se planter en créant des morceaux totalement insipides qui tuerait le manga dans l’œuf. Néanmoins, et c’est là que le manga trouve toute sa quintessence, les morceaux qui nous sont offerts sont pour la plupart très réussis. Tout d’abord, lorsque vous visionner le premier épisode, vous découvrez l’opening rythmé avec un refrain et des riffs de guitare bien torchés. Il suffit ensuite d’entendre des chansons comme « Slip Out », « Brainstorm » ou encore « Moon On The Water » pour s’apercevoir du potentiel de la série. Ce sont pour la plupart, des morceaux construits, réfléchis, travaillés, et non pas jetés çà et là entre le fromage et le désert. On passe de morceaux qui déménages aux riffs bien exécutés à de jolies et douce ballades folk. De plus, nombreuses sont les références musicales citées dans le manga qui prouve que la musique qui y apparait est le fruit de plusieurs heures d’écoute et d’analyse du rock. La culture rock fait partie intégrante du manga. Même si vous n’êtes pas adepte de l’univers animé japonais, si vous êtes simplement amateur de musiques hard rock et métal, ce manga est pour vous. Chaque épisode possède au moins un segment musical qui vaut le détour. Résultat des courses: Beck possède tout bonnement l’une des meilleures OST de manga que je connaisse.

Seul petit point noir – qui n’en est un que pour certaines personnes – l’animation, qui peut paraître un peu bâclée et lente. Cependant, on s’habitue très vite à ces fondus croisés qui constituent quasiment les seules transitions du dessin animé.

Je termine donc cet article en vous partageant l’opening et le ending de Beck, histoire de vous mettre l’eau à la bouche. Vous aurez ainsi un petit aperçu du contenu musical du manga.

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